Surréalistic Poétic

MDAC exposition printemps 2014 : MES REves fondent surrealitic poetic

Super Réel de l’ Â Côté

Supra Réel de l’ Autre Côté

Réel des Miroirs Sous-terrains Autres Mondes
Réel des endormis
Mondes des Lisères

Réel du poète éveillé Mondes des interstice

Comment ?
Après le Surréalisme
Penser des oeuvres qui résistent à la raison 

Penser des oeuvres qui raniment les morts Comment ?
Après le Surréalisme
Transformer les modèles en s’approchant de soi 

Se transformer en revisitant les édifices en ruines

Artiste

Résistant poète
Philosophe les mains terreuses 

Métaphysique des sens

L‘ Etrange plutôt que l’ Universel

Mirages flottants du monde
Quête de l’utopie d’un rivage
Une île abstraite
Chiffres symboles et mots incantatoires 

Monstrueuses beautés

Accouplements et hybridations voluptueuses 

Narrations inarticulables

L‘étrange plutôt que l’ universelle Artiste

Un résistant poète
Un philosophe les mains terreuses 

Métaphysique du faire 

Anne Sechet, commissaire d’exposition

Description du projet

Le surréalisme, l’absurde. Cette exposition a constitué l’expression d’un trait que je devais tirer sur 4 années de ma vie durant lesquelles j’ai navigué dans un brouillard surréaliste, proche de l’absurde, à la limite de l’autodestruction. Mes rêves ont fondu en effet…

J’ai rédigé un poème surréaliste, que j’ai inscrit au clou dans des plaques d’argiles en forme de bulles de bande dessinée. Une relecture humoristique de ces années où j’ai lentement déchu dans la souffrance et la peur.

L’accrochage avec des clous rouillés et une vieille corde de lin suggère la fonte vers les sol.

toumaroi

Poème surréaliste: Ponce-pirate, dit Touma, prince de l’absurde

Ponce-pirate du Touma, prince de l’absurde

Touma roi, dans la rivière, un magnifique poisson vit.

De tel sujet dans mon royaume je n’ai point.

Le ferrer puis bien le serrer dans ses filets il fit,

Et un beau bocal près de la rivière il installa dans un coin.

Touma offrit moulte friandises et promesses.

Le poisson entre rivière et bocal faisait sa messe…

Touma le mit au régime fauscille et marteau.

Pour le noyer: sur la tête un bon coup par le haut,

Pour empêcher que vers la rivière il ne file, les nageoire on coupe de façon habile.

Touma : « Vilaine bête inutile qui fait ombre à ma toute puissance ! Je vais te mijoter doucement jusqu’aà dissolution, fonte, délitement… Puis te ferai, dans mes entrailles, couler, glisser, discrètement! »

Tout abimé, le poisson ne pouvait pas s’échapper.

D’éloigner le bocal de la rivière il fut décidé.

Mais sans nageoires et tout sonné,

De ce poisson, le roi n’était plus satisfait.

Allumer le feu sous le bocal, Touma s’en chargea personnellement.

Chaque jour il le tisonnait intensément.

Mais je découvris un petit poisson, là, juste à côté de moi

Dans cet enfer bouillu: Il fallait tous deux nous sortir de là

Un jour d’ébullition particulièrement forte

Grand et petit poisson prirent la bulle au bond

De laissèrent culer vers la rivière qu’ils croyaient morte

Le monde des vivants les accueillit dans l’eau tout au fond.

Le petit poisson rêve de plongées extraordinaires.

Mes nageoires je vais soigner de façon exemplaire

Mes bosses sur la tête faire disparaître de céans

Pour l’accompagner jusqu’à l’océan.

Touma peut toujours nous pourchasser,

Dans son royaume absurde il est coincé.

Cette histoire est terminée,

Dans l’urinoir (de Duchamp) je vais l’évacuer.

Valérie Bandecchi – Mars 2014.