« So! »

MDAC exposition hiver 2013 : « So ! » Colette, Sarah, Susy, Joséphine et les autres…

Pendant que le « Si ! » français, seul et suivi d’un point d’exclamation, marque plutôt une hypothèse rêvée.
Le « So ! » anglais affirme le « tellement ! » en même temps qu’il suggère le « So What ! ? » ( « et alors ! ? ») comme un refus des conventions, et des anciennes manières de concevoir ; il ne s’agit pas de rêves hypothétiques mais d’audaces réelles. Le sous-titre fait référence à des femmes mythiques sur une période courte. Il s’agit pour cette exposition de se pencher sur ces personnalités mais aussi d’autres femmes qui ont révolutionné l’art ou la pensée de leur temps, par leur excentricité, leur audace, leur personne et la mise en scène de leur propre personnage. Ces femmes devenues des mythes au contours affirmés ont changé les mœurs et l’art par leur manière de se mettre en scène, de créer, et aussi pour certaine d’être des muses dans le sens de modèles qui ont provoqué de la création.
Est- ce une exposition féministe ? À vous de voir… En tout cas elle pose la question de l’audace des femmes et de leur pouvoir à créer hors des normes établies en mettant en scène leur personne.

« Une femme libre n’est pas une femme » Colette.

Exposition collective rassemblant des adhérents de la MDAC , autodidactes pour la plupart, tous passionnés d’art, venant de tous horizons . La MDAC a servi d’atelier pendant quelques semaines pour permettre à certains d’entre eux de réaliser un projet in situ.

Anne Sechet, commissaire d’exposition

Description du projet

So Louise brooks !

Louise Brooks la scandaleuse, qui a osé porter des jupes au dessus du genoux. Sa réputation de fille de mauvaise vie a fait fie de son histoire personnelle, de ses souffrances. Enfant violée, enfance perdue, mère destructrice, elle s’est battue pour atteindre son rêve: devenir danseuse. Partie faire sa vie aux Etats-Unis, elle a fait la carrière d’actrice qui l’a rendue célèbre.

Louise Brooks « So combative ». J’illustre a travers son portrait le début des combats féministes.

L’installation, céramique, projection vidéo, passementerie, fourrure, montre un buste de femme emprisonné dans des liens, un genoux interdit, des portraits sur plaque de céramiques de son visage de garçonne qui explose de féminité et de force.